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Le diabète de Type 2

Publié le 13 octobre 2011 par Sylvie Lalonde | Aucun commentaire

« Une dame œuvrant dans le domaine de la santé, elle-même atteinte du diabète de type 2, m’expliquait récemment que les médecins hésitaient moins à prescrire des hypoglycémiants (médicaments contre le diabète) aux enfants à risque, afin de prévenir les ravages causés par cette terrible maladie. Selon elle, il s’agirait d’une avance dans la prévention des conséquences, à long terme, liées au diabète.

En Grande-Bretagne, des hypoglycémiants seront bientôt administrés à des femmes enceintes ,obèses, dans le but de prévenir l’obésité chez l’enfant qu’elles portent

Il m’apparaît scandaleux de constater que cette vache à lait des compagnies pharmaceutiques compte maintenant parmi ses victimes de plus en plus d’enfants et que des médicaments potentiellement toxiques leur soient administrés avec autant de nonchalance.

Comme pour la plupart des maladies, le diabète de type 2 est une maladie évitable et généralement réversible. Fournir à l’organisme les conditions propices au déclenchement de ses pouvoirs auto-guérisseurs innés consiste à faire de la vraie prévention. Malheureusement, pour les grandes compagnies pharmaceutiques, cette forme de prévention n’est pas rentable. Soyez assurés que le diabète de type 2, même celui qui est, soi-disant, bien contrôlé par la prise d’hypoglycémiant, vous expose au développement d’autres maladies sérieuses qui risquent de vous conduire éventuellement à une perte d’autonomie et à une mort prématurée.

POUR COMPRENDRE LE DIABÈTE DE TYPE 2, IL FAUT COMPRENDRE COMMENT LE CORPS ENTREPOSE LES GLUCIDES ET FABRIQUE DU GRAS

Notre organisme transforme les glucides (hydrates de carbone) des aliments en glucose et s’en sert comme source d’énergie pour accomplir toutes ses fonctions. Pour que cela soit possible, il faut l’aide d’une hormone, l’insuline, qui est produite par le pancréas. Celle-ci sert de clé qui ouvre la porte des cellules du corps au glucose. L’organisme se sert du glucose pour répondre à ses besoins énergétiques immédiats et, avec l’insuline, transforme ce qui est excédentaire en glycogène, qui sera mis en réserve à court terme dans les muscles et le foie. Lorsqu’une personne a besoin d’énergie additionnelle, les réserves de glycogène seront, à nouveau, transformées en glucose pour répondre aux besoins.

Lorsque les réserves de glycogène dans les muscles et le foie sont complètes, s’il y a encore du glucose en surplus dans le sang, l’insuline transformera le glucose sanguin qui reste en gras, mais particulièrement en gras abdominal. (Cette forme de stockage de gras est aussi responsable des taux de triglycérides et de cholestérol sanguin élevés).

À la longue, lorsque le pancréas a été sollicité de façon abusive par une trop forte consommation de glucides, sur une trop longue période, les cellules du corps deviennent résistantes à l’action de l’insuline. C’est le début du diabète de type 2. Le pancréas se voit alors obligé de fournir plus d’insuline pour arriver à nettoyer le sang de son excédent de glucose. Éventuellement, le pancréas s’épuise et le diabète s’installe. Si le mode de vie n’est pas changé dans les plus brefs délais, des conséquences graves s’installent peu à peu.

LE LIEN ENTRE LA CONSOMMATION EXAGÉRÉE DE GLUCIDES ET LE DIABÈTE DE TYPE 2

Le régime alimentaire moyen est composé d’un apport trop élevé en glucides de mauvaise qualité. Il est erroné de croire que le simple fait de s’abstenir de manger du sucre blanc ou, des aliments qui en contiennent, est suffisant pour traiter ou pour prévenir le diabète de type 2. Non seulement la quantité, mais la provenance des glucides jouent un rôle important dans le développement de la maladie.

Tous les glucides ne sont pas égaux, car la libération de ces derniers dans la circulation se fait de façon plus ou moins rapide, selon la nature de l’aliment et selon sa préparation. Plus un aliment est transformé, cuit ou raffiné, plus rapide sera la libération de ses sucres dans le sang. Il est évident que les gâteaux, les beignes et les biscuits sont des sources de sucres raffinés, mais, le sont aussi, les croustilles, le maïs, le pain blanc, les craquelins, les pommes de terre cuites, les carottes cuites, le navet cuit, les betteraves cuites, les farines raffinées, les céréales raffinées, la bière et les jus de fruits. Tous ces aliments et bien d’autres encore, libèrent une grande quantité de sucre trop rapidement dans l’organisme et sont en lien direct avec le diabète de type 2.

LES RAVAGES DU DIABÈTE DE TYPE 2

Lorsque les cellules deviennent résistantes à l’action de l’insuline, il en résulte une tentative de compensation du pancréas en sécrétant encore plus d’insuline. Cela finit par causer un épuisement chronique du pancréas et une baisse de l’insuline malgré un haut taux de sucre dans le sang. L’excédent de sucre dans la circulation agit un peu comme du papier sablé sur les parois des veines. Avec le temps, certains petits vaisseaux sanguins du corps deviennent endommagés, au point où le sang ne parvient plus à y circuler suffisamment. Privés d’oxygène et de nutriments, normalement transportés par le sang, les tissus du corps s’endommagent. C’est le cas notamment des petits vaisseaux sanguins de l’œil. C’est, en partie, ce qui explique le lien entre le diabète et la perte de vision.

D’autres vaisseaux sanguins seront soumis à une tentative de réparation en recevant du cholestérol et des plaquettes dans le but de colmater les dommages causés par le sucre à leurs parois. Ce «ciment», fabriqué in extrémis pour sauver les vaisseaux sanguins d’une rupture possible, aura souvent comme conséquence d’en causer l’épaississement et le blocage partiel ou total.

L’augmentation des triglycérides sanguins est une autre conséquence d’un régime à trop forte teneur en glucides de mauvaise qualité. Comme nous l’avons vu, lorsque le foie et les muscles ont atteint leur pleine capacité de stockage à court terme, le surplus de glucides sera transformé en gras. Il s’agit des triglycérides. Lorsque ces derniers retournent dans la circulation sanguine, ils contribuent à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires et d’AVC.

AUTRE CONSÉQUENCE

Une autre conséquence importante du diabète de type 2 est la neuropathie diabétique. Il s’agit d’un trouble de la sensibilité, souvent accompagné de douleurs chroniques importantes. Elle touche environ 50 % des diabétiques et peut mener à l’amputation d’un membre. La cause en est simple, le sucre abîme les nerfs de la même façon qu’il abîme les vaisseaux sanguins. Étant donné que les nerfs sont responsables de la transmission des messages au cerveau, certains messages, comme ceux de la douleur, de la présence de chaleur ou de froid intense, peuvent être faussés. La perte de sensibilité qui caractérise souvent la neuropathie diabétique peut faire en sorte qu’une personne qui se blesse ou qui se gèle un orteil, ne s’en rende pas compte. Puisque les blessures d’une personne diabétique ne guérissent pas normalement et s’infectent facilement, la nécrose (mort des tissus) peut s’installer. Il s’agit alors de gangrène, et seule l’amputation peut sauver la vie de la personne qui en est atteinte.

LA PRÉVENTION

Étant donné la faible proportion de personnes qui pratiquent régulièrement une activité physique digne de ce nom, la plupart des gens peuvent se vanter d’avoir les muscles et le foie bien stocké en glycogène. Souvenons-nous que le glucose (sucre) est mis en réserve sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Si une personne ne fait pas d’activité physique et qu’elle maintient une alimentation riche en glucides, elle verra naître l’embonpoint et s’expose au développement du diabète de type 2.

On peut facilement reconnaître l’embonpoint causé par une alimentation riche en glucides simplement en observant la distribution du gras corporel. Un régime à forte teneur glucidique, combiné à un manque d’activité physique, occasionne des dépôts de gras, surtout dans la région abdominale. D’ailleurs, les grands buveurs de bière sont souvent porteurs de quantités impressionnantes de gras dans cette région (bedaine de bière), dû au fait que la bière à un indice glycémique de 110/115 tout près de celui du sirop de maïs, qui lui, a un indice glycémique de 115/115.

LES MESURES À PRENDRE :

Les gens qui souffrent du diabète de type 2 n’en souffrent pas parce qu’ils sont en carence de médicaments hypoglycémiants; ils en souffrent à cause du mode de vie qu’ils ont choisi d’adopter. La bonne nouvelle c’est qu’un mode de vie n’est jamais coulé dans le béton et qu’il n’est jamais trop tard pour prendre les mesures nécessaires au redressement de la situation. Voici les principaux changements qui feront toute la différence :

  • Diminuer graduellement la consommation des aliments qui contiennent des sucres raffinés. Se souvenir que le sucre crée une certaine accoutumance et que le goût pour des aliments sucrés diminue avec le temps, lorsqu’on s’abstient d’en consommer.
  • Éliminer de l’alimentation toutes les céréales raffinées, incluant celles qui, par le biais de campagnes publicitaires, ont associé leur produit à la perte de poids. Manger des céréales avec modération et en fonction du niveau d’activité physique.
  • Si l’on tient à manger du pain, il est important de manger uniquement du pain de très haute qualité, fait de farines entières. Lisez les étiquettes et se méfier des mentions telles que : «pain multigrains», «farine non blanchie», «farine naturelle», «farine de blé». Ces appellations servent souvent à confondre le consommateur. Il s’agit, dans la plupart des cas de pains qui contiennent des farines raffinées. Lorsqu’un pain est fabriqué à 100% avec des céréales entières, l’emballage en porte clairement la mention.
  • Éviter les pains auxquels on a ajouté du sucre (sirop de maïs, glucose, fructose)
  • Se munir d’un bon tableau des index glycémiques. Il est important de choisir un outil qui tient compte de la différence qui existe entre un aliment cru et ce même aliment lorsqu’il est cuit.
  • Faire attention aux aliments faibles en gras. L’industrie alimentaire, au cours des vingt dernières années, nous a offert une abondance d’aliments faibles en gras et nous les a vendus à grand coup de campagnes publicitaires. Les gens se sont tournés vers ces produits dans le but d’améliorer leur tour de taille et la population n’a jamais été aussi obèse. Les aliments faibles en gras, offerts par l’industrie, sont souvent des sources insoupçonnées de glucides ajoutés et de gras trans. C’est le cas notamment de certains yogourts auxquels on a retiré le gras pour le remplacer par des féculents dans le but de redonner une certaine onctuosité au produit.
  • Manger des légumes et des fruits en abondance
  • Ne pas trop faire cuire les légumes racines, car cela fait monter leur indice glycémique. Par exemple, l’index glycémique d’une carotte crue est de 30/110 tandis que celui d’une carotte très cuite est de 85/110.
  • Manger des noix et des graines. En plus d’apporter à l’organisme d’importants bénéfices nutritionnels, les graines et les noix satisfont l’appétit.
  • Ne pas laisser l’industrie alimentaire préparer les aliments à votre place. Choisir le plus d’aliments possibles tels qu’ils ont été créés par la nature.
  • Éviter les jus de fruits. Les jus de fruits sont sucrés naturellement, mais contiennent autant de sucre que les boissons gazeuses. Les jus des fruits ne poussent pas, comme tels, dans les arbres, ce sont les fruits qui poussent dans les arbres et leurs jus est accompagné de la chair et de la fibre du fruit. Les fibres alimentaires freinent libération du sucre dans le sang.
  • Ne pas minimiser l’importance de l’exercice physique. Idéalement, il faut s’adonner régulièrement à des exercices de musculation ainsi qu’à des exercices qui sollicitent le système cardiovasculaire.
  • La prise de d-chiro-inositol ou de chrome augmente l’action de l’insuline et aide à normaliser le taux de sucre sanguin.
  • Ne jamais oublier que l’obésité et le diabète de type 2 n’existent pas dans la nature, l’apparition de ces maladies s’est faite, peu à peu, à mesure que l’être humain s’est éloigné de son alimentation naturelle et de l’activité physique requise pour y avoir accès.

Pour de plus amples renseignements ou pour un suivi, n’hésitez pas à me contacter ou à contacter un membre du Collège des Naturopathes du Québec de votre région. Il est important de noter qu’il peut être dangereux de cesser de faire usage de médicaments hypoglycémiants sans un suivi approprié.

Sylvie Lalonde N.D

 


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